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Les espèces des régions froides
Quelques espèces des régions froides de l'hémisphère
nord se retrouvent également dans la chaîne pyrénéenne.
Leur extension maximale vers le sud date des dernières glaciations.
Elles se sont maintenues malgré les changements climatiques et
le réchauffement post-glaciaire. Elles existent aujourd'hui à
l'état de relique dans des secteurs à microclimat très
particulier (par exemple au niveau des tourbières).
La proportion de ces espèces dans la flore des Pyrénées
augmente très nettement avec l'altitude et l'on peut comparer les
conditions de vie et de milieu des étages élevés
du massif avec les facteurs écologiques qui régissent la
vie dans la zone du cercle polaire.
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En effet, à des latitudes
élevées, ces espèces forment de nos jours des peuplements
importants. La végétation qui se développe aux basses altitudes
sous ces latitudes présente de grandes affinités avec celle que
l'on peut trouver aux altitudes élevées dans le massif pyrénéen.
L'abondance des landes rases, à saule nain en particulier, ainsi que
l'absence d'arbres constituent les traits les plus marquants de ces paysages.
Les espèces des régions froides de l'hémisphère
nord peuvent être particulièrement rares aux Pyrénées.
Elles sont souvent liées à des milieux très particuliers
comme la laîche bicolore rencontrée uniquement dans la région
de Gavarnie et Ordesa dans des petits marécages calcaires aux eaux très
froides et à haute altitude, parfois en compagnie de l'elyne fausse-laîche,
alors qu'elle abonde en Islande et en Scandinavie notamment. Citons également
la subulaire aquatique, minuscule plante immergée qui se retrouve quant
à elle dans les eaux de quelques laquets du Néouvielle. De même,
le lycopode des Alpes, petite plante proche des fougères, est répandu
dans les landes siliceuses, alors que la dryade, ou thé des Alpes, forme
des landes rases sur les secteurs calcaires.
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2002 MATE, Parc National des Pyrénées, GIP ATEN, Morgan Multimedia,
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