L'accentuation des pentes vers
l'est, associée à une élévation de l'altitude
moyenne des vallées, amène un étagement plus net de la
végétation dans la partie bigourdane de l'espace Parc. De fait,
si la limite des différents étages est 200m plus haut en soulane
sur l'ensemble de lespace Parc, on note une montée en altitude
de tous les étages de végétation d'ouest en est d'environ
150 à 200m. Localement, les conditions climatiques sont fortement influencées
par les formes du relief;des effets d'inversion de température, de
thermiques locaux, de lentilles froides ou d'expositions très favorables
entraînent des conditions écologiques particulières -
stations abyssales ou méditerranéennes - expliquant la présence
relictuelle d'espèces particulières.
Les variations de pente influent sur les conditions de drainage, d'érosion
et de colluvionnement et sur le déclenchement des éboulements
ou avalanches, qui conditionnent les possibilités d'implantation des
activités humaines et des végétaux et animaux. Les difficultés
d'accès aux forêts selon la pente ont ainsi contribué
au développement de forêts subnaturelles par suite de leur faible
ou non exploitation, les prés de fauche de moyenne montagne (plus de
la moitié des terrains en zone périphérique) étant
de plus en plus délaissés faute de mécanisation possible.
L'abondance des falaises et des zones très pentues et la présence
de grandes zones herbacées ou d'éboulis en haute altitude offrent
par contre de larges possibilités d'implantation à de nombreuses
espèces de rapaces notamment, mais aussi contribuent au maintien d'espèces
végétales dont de nombreuses endémiques.
Cloisonnement des vallées, diversité des conditions structurales,
rigueur des conditions climatiques dues à la vigueur des pentes et
expositions, tous ces éléments, associés aux effets de
la géologie et de la géomorphologie, sont autant de facteurs
de biodiversité.