Les plages, très fréquentées,
sont le support d'une végétation appauvrie dans laquelle on
peut cependant relever une dizaine d'espèces caractéristiques,
dont le panicaut maritime (Eryngium maritimum) ou la malcolmie à
petites fleurs (Malcolmia ramosissima), devenues rares sur le littoral
provençal.
La végétation des
rochers, exposée aux embruns, est remarquable. Constituée de
plantes adaptées au sel, ses éléments les plus caractéristiques
sont le fenouil marin et la statice naine (Limonium pseudominutum).
Les rochers hébergent plusieurs espèces qui ont pratiquement
disparu du continent du fait de l'urbanisation du littoral. C'est le cas de
la passerine hirsute (Thymelaea hirsuta) et de la barbe de Jupiter
(Anthyllis barba-jovis).
En arrière, dans la zone
encore soumise aux embruns, on observe des fourrés denses dominés
par le lentisque, le myrte, l'olivier sauvage et le genévrier de Phénicie.
Ce groupement, qui recherche les stations les plus chaudes, gagne l'intérieur
de l'île à la faveur des escarpements. C'est dans les clairières
de chênaie humide que l'on rencontrera la grande rareté floristique
de Porquerolles : la dauphinelle de Requien (Delphinium requienii)
qui en dehors de Porquerolles et du Levant, n'existe nulle part ailleurs dans
le monde et dont on ne connaît que quatre petites populations sur l'île
de Porquerolles.