18. Activités de loisir, tourisme
Accueil, hébergement
Si la fréquentation touristique est particulièrement importante
à proximité des stations de ski, toutes les communes du Mercantour
bénéficient aujourd'hui d'équipements d'accueil. Plusieurs
d'entre elles, malgré leur faible desserte, bénéficient
de capacités dhébergement grâce à leur localisation
attractive en altitude et à la proximité d'une ville ou d'une
station de ski. L'ensemble de la zone périphérique souffre cependant
d'un déficit de lits banalisés.
L'accueil touristique, une ressource complémentaire pour le haut-pays
Outre les structures d'hébergement proposées par les communes
et les diverses collectivités, de nombreux particuliers se sont également
impliqués dans l'accueil touristique. Ils proposent des gîtes
ruraux, camping à la ferme, chambres d'hôtes, et fermes auberges,
qui répondent au souhait des visiteurs de rencontrer la population
locale. Ces formes d'accueil permettent aussi de valoriser les productions
du haut-pays et contribuent à la sauvegarde de bâtiments ruraux
menacés d'abandon.
Les initiatives locales pour un développement durable du tourisme
L'intercommunalité va considérablement modifier la zone périphérique.
En coordonnant les volontés locales, elle donnera une même identité
à des territoires répondant à une même logique
spatiale, économique et sociale : communauté de communes Var-Cians,
communauté de communes des stations du Mercantour, communauté
de communes de la Tinée, communauté de communes de l'Ubaye
même si des syndicats mixtes, comme le S.I.T.A.L.P.A, continueront à
être utiles au développement touristique de lensemble de
la zone montagne.
Diverses structures associatives se sont également donnés pour
objet de contribuer au développement du haut-pays comme l'Association
de Développement Touristique des vallées de la Roya-Bévéra,
l'Association du Pays de Provence Val d'Azur (cantons de Guillaumes et de
Puget-Théniers), l'écomusée de la Roudoule, ou encore
le Groupe d'Action Locale des «Hautes Vallées de Provence»,
qui sert de support à l'initiative européenne LEADER dans les
vallées de l'Ubaye et du Haut-Verdon. Dans les Alpes-Maritimes, lassociation
Groupe dAction Locale «Vallées du Mercantour» est
appelée à jouer un rôle équivalent. Certaines vallées
bénéficient de contrats d'objectifs mettant à contribution
l'État, la Région et des partenaires locaux. D'autres contrats
d'objectifs ont été développés dans les stations
d'Auron, de la Colmiane, et de Valberg.
L'image du Parc national est pour beaucoup synonyme de qualité et
d'authenticité, qualités attractives pour le public, et certains
acteurs économiques locaux associent déjà la marque «Parc
national» à leurs activités.
L'essor de la part des résidences secondaires
L'accès de la classe moyenne aux formules de crédit dans les
années 1960 a marqué le début d'une envolée des
résidences secondaires. Considérées comme un placement,
elles répondent aussi à un regain d'intérêt pour
une vie proche de la nature. La demande est importante dans le haut-pays niçois
en raison de la proximité du littoral densément peuplé.
La proximité d'une ville ou d'une station de ski est particulièrement
recherchée. Le développement de la station du Val d'Allos a
ainsi localement conduit à une forte augmentation du nombre de résidences
secondaires entre 1975 et 1990 (+891%).
La plupart des résidences secondaires étaient autrefois des
chalets neufs, souvent mal intégrées dans le paysage. Avec l'accentuation
de la désertification des campagnes, ce sont maintenant souvent d'anciennes
maisons paysannes, rénovées par des héritiers devenus
citadins. On observe alors un remplacement de la population villageoise permanente
par une population non résidente, qui en est souvent la descendance.
Ce phénomène a partiellement atténué le dépeuplement
des villages entre 1960 à 1975, en leur assurant une survie temporaire.
La nombre de résidences principales tend maintenant à augmenter,
surtout en raison de l'installation permanente de résidents temporaires
arrivés à l'âge de la retraite et qui ne peuvent plus
assumer les loyers élevés du littoral. Ce phénomène
qui entraîne le vieillissement et la paupérisation de la population
locale, n'est pas à l'origine d'une importante relance économique.