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La carte géomorphologique du Parc national
Une carte géomorphologique au 1/25000 a été réalisée
entre 1980 et 1985. Elle couvre la zone centrale du Parc et ses environs
immédiats, soit 750 km2. Les critères retenus pour constituer
la légende intègrent les impératifs des gestionnaires
du Parc national, la carte devant être un document de base descriptif
de l'environnement physique des communautés végétales
et animales, une aide à la gestion en matière d'aménagement
par l'estimation de la fragilité des milieux, et un support pédagogique
pour observer et comprendre l'évolution des paysages. La légende
s'organise autour de 4 chapitres:
1 - l'hydrographie,
2 - la structure et les formes structurales, comprenant la lithologie,
la tectonique et les formes structurales. Compte-tenu de l'extrême
diversité géologique du secteur, les roches du substratum
ont été regroupées en 14 classes, se subdivisant
en sous-classes selon leur faciès (ensemble des caractères
lithologiques acquis au moment de la formation des roches - composition
chimique, texture, dureté - et déterminant leur résistance
à l'érosion).
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3 - la morphogenèse passée ou actuelle. Si les grandes lignes
du relief résultent de la nature des roches et des influences tectoniques,
les modelés résultent du travail de l'érosion sur ces
reliefs en relation directe avec le climat. Chaque type est individualisé
sur la carte par une couleur conventionnelle. L'action glaciaire est ainsi
représentée en violet, l'action périglaciaire en magenta,
et l'action liée aux eaux courantes en vert. Figurent aussi dans la
légende, en marron-rouge et vert, les mouvements de masse et de solifluxion.
4 - l'action humaine, représentée en rouge, indique quant à
elle les problèmes d'érosion liés au surpâturage.
Les unités géomorphologiques cartographiées sont définies
par leur caractère dominant, et non par la synthèse de leurs
composants élémentaires. Elles vont du «géosystème»,
unité regroupant une mosaïque d'éléments sur plusieurs
km2 (vallées glaciaires
), au «géofaciès»,
unité physionomique homogène couvrant de un à plusieurs
hectares (éboulis
), et au «géotope», s'étendant
sur quelques dizaines à plusieurs centaines de mètres (tourbières
).
Les micro-formes de quelques mètres sont peu étudiées,
sauf quand une forme élémentaire s'étend sur une superficie
importante (sols en guirlande
), ou quand elles apportent une précision
morphodynamique importante (écroulements
). Les formes héritées
(cordons morainiques) n'ont pas fait l'objet de datation précise, mais
elles sont reliées aux datations faites pour les principaux stades
glaciaires et post glaciaires.
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2002 MATE, Parc National du Mercantour, GIP ATEN, Morgan Multimedia,
EDATER |
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