Quant au secteur secondaire, en augmentation entre 1982 et 1990, il est en déclin actuellement (-15% entre 1990 et 1999).
L’agglomération pointoise est la zone où la densité d’établissements est la plus forte : près de 100 établissements pour 100 habitants. À l’opposé, on trouve le sud-est de la Basse-Terre qui affiche la densité d’établissements la plus faible. Le jeu des oppositions se confirme dans un domaine d’activité importante aux Antilles: le tourisme. La Côte Sous-le-Vent a la plus forte densité en hôtels et en restaurants de la Basse-Terre.
Partage des zones d’influence en deux pôles
Les Guadeloupéens sont surtout attirés, en matière de services et de commerces par deux pôles d’équipements : le pôle pointois, et le pôle Basse-Terre.
Le pôle pointois, constitué des communes de Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et des Abymes, est destinataire de 43% des flux générés par l’absence d’un équipement dans une commune. L’agglomération de Basse-Terre, avec toutefois un rayonnement plus restreint, recueille 33% de ces flux. La répartition de l’attractivité entre les diverses catégories d’équipements varie d’un pôle à l’autre. Toutefois, les écarts sont modérés en raison de la relative étanchéité des bassins. Dans chacun des pôles, ce sont ainsi les commerces qui attirent le plus, devant les équipements de santé, les services publics arrivant en dernière position. Les commerces du pôle pointois sont toutefois en moyenne plus attractifs que ceux du pôle basse-terrien. L’attractivité de Baie-Mahault est en particulier imputable pour moitié à son centre commercial. On peut souligner le cas de Capesterre-Belle-Eau qui présente un bon niveau d’équipement. Cette commune s’inscrit ainsi en dehors des deux pôles.