Atlas du Parc National des Ecrins

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les botanistes, l'Abbé Chaix (1730-1799) et Dominique Villars (1745-1814), ont fondé, par leurs recherches, la connaissance actuelle des plantes du Dauphiné et du massif du Pelvoux. L'information floristique la plus récemment publiée est donnée par l'atlas de la flore des Hautes-Alpes, (Édouard Chas, 1994), auquel le Parc national des Écrins a contribué. e13-01v.gif (15833 octets)
13. La flore

Une parure colorée pour les paysages

Les inventaires botaniques réalisés de 1965 à 1997 par des botanistes et les agents du Parc national ont permis de dénombrer 1800 espèces; 360 espèces et sous-espèces ont une forte valeur patrimoniale; 146 sont protégées par une réglementation et 216 sont répertoriées sur les listes rouges de la flore rare et menacée. Les habitats les plus riches en espèces rares sont les prairies et les pelouses (19%), les marais et les tourbières (18%), les éboulis et les moraines (17%).

Originalité et diversité de la flore

Le découpage en secteurs phyto-écologiques hiérarchisés est un moyen d'étude et de comparaison des paysages végétaux et de leur composition floristique. Les conditions favorables pour une grande diversité de la flore trouvent en partie leurs causes dans la zonation biogéographique d'ouest en est, des Alpes externes aux Alpes internes, et dans l'amplitude des altitudes. Le nombre d'espèces reste élevé jusqu'à 2000m puis décroît dans les habitats supraforestiers. Il devient très réduit au dessus de 3000 m.
Les espèces cosmopolites et eurasiatiques sont présentes sur le territoire des Écrins, mais particulièrement dominantes en forêt (Lys martagon, Sabot de Vénus) et dans les zones humides. Les méditerranéennes, comme l'Arbre à perruque et l'Aristoloche pistoloche, se propagent par les vallées. La Durance est un axe de pénétration de la flore méditerranéenne vers l'intérieur du massif. La flore dite steppique est surtout répandue d'Embrun à l'Argentière-la-Bessée, (Astragale queue de Renard, Pulsatille des montagnes). Les plantes de montagne forment le groupe le plus caractéristique du Parc national. Les méditerranéo-montagnardes (Astragale aristé) sont plus abondantes sur les versants sud. Les endémiques des Alpes occidentales, sont représentées par quelques espèces (Bérardie laineuse, Potentille du Dauphiné). Les orophytes, espèces inféodées à la montagne, constituent un groupe important (Edelweiss, Campanule en thyrse). Les arctico-alpines se sont développées en plaine pendant la dernière glaciation puis ont trouvé refuge dans la zone arctique et dans les Alpes lors du réchauffement postglaciaire des dix derniers millénaires: Silène acaule, Dryade à huit pétales, Saule herbacé.

L'inventaire des milieux : DELPHINE

La description et la cartographie des milieux au 1:25000 ont été réalisées de 1992 à 1998, en utilisant une méthode adaptée à la montagne. Cet inventaire met en relation la végétation et l'utilisation de l'espace par l'homme. Il ouvre des possibilités d'études de scénarios d'évolution des milieux et des paysages. Il donne des informations utiles pour leur gestion.

Le Conservatoire botanique national alpin

C'est de la volonté conjointe de quatre partenaires, le Parc national des Écrins, le Parc national de Port-Cros, la Ville de Gap et le Département des Hautes-Alpes qu'a été créé, en 1991, le syndicat mixte de gestion du Conservatoire botanique. La mission de cet établissement à caractère scientifique et technique est de conserver la flore sauvage des départements alpins, si possible in situ. Pour cela, il s'appuie sur un fonds documentaire qu'il complète par des inventaires de terrain. L'information est organisée dans une base de données floristiques et cartographiques des habitats. Il met en culture ex situ les plantes menacées pour renforcer ultérieurement les populations dans leur milieu d'origine. Il entretient des collections d'arbres fruitiers et de roses sauvages et anciennes. Il développe des actions internationales et participe à la formation de stagiaires et de professionnels. Le ministère chargé de l'environnement lui confie le rôle d'expert sur la connaissance et la gestion de la biodiversité végétale pour le compte de l'administration et des espaces protégés. Il présente ses collections et ses actions au public en collaboration avec la ville de Gap et le Parc national, à Charance.

La station alpine du Lautaret

Elle associe le jardin alpin et le chalet laboratoire du Lautaret dans des missions complémentaires. Le jardin alpin, créé par l'université de Grenoble en 1899, présente 2500 espèces de plantes alpines issues des cinq continents, sur 2ha de jardin paysager. Un laboratoire de biologie végétale de l'université J. Fourier accueille des chercheurs français et étrangers pour étudier les plantes dans des conditions extrêmes, les bases génétiques de la conservation des espèces rares et l'écologie des pelouses d'altitude.


Voir Aussi ...

         La connaissance de la faune


Liens ...

         IFEN, actualités, les conservatoires botaniques nationaux
         Station alpine du Lautaret, jardin botanique alpin
         Ville de Gap

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